samedi 7 juillet 2018

Samedi 16 juin 2018 : les plantes qui puent, qui grattent, qui pètent...


Les P’tits Castors organisaient une sortie sur le thème « des plantes qui puent, qui pètent, qui grattent… » pour les associations locales (Oiseaux-Nature88, la Ligue pour la Protection des Oiseaux et le Conservatoire des Espaces Naturels de Lorraine). Nous avons exploré les bords de la Moselle  qui n’étaient pas encore fauchés depuis l’espace Clémenceau jusqu’au site classé de l’Ile-sous-Essegney.


Nous avons trouvé beaucoup de plantes :
Des odorantes : la tanaisie et le serpolet qui offrent une forte odeur quand on écrase leurs feuilles entre les doigts ;
Des piquantes et griffeuses avec des poils (la vipérine) ou des épines (le Cirse des champs, la Ronce commune, le Rosier des chiens ou églantier, l’Aubépine, la Bugrane rampante qui cache ses épines redoutables derrière de belles fleurs roses) ;
Une urticante : l’ortie est recouverte de poils qui nous injecte un liquide toxique quand on la touche ;
Des coulantes : l’Euphorbe petit cyprès et la Grande Chélidoine laissent couler un latex toxique, blanc pour la première et orange pour la deuxième ;
Des péteuses : le genêt et la vesce dont les gousses explosent pour disséminer  les graines.
Des accrocheuses : beaucoup de plantes ont développé un système étonnant de dispersion de leurs graines. Certaines disposent d’un petit crochet qui s’accroche aux poils ou aux plumes des animaux qui les déposent un peu plus loin. C’est le cas du gaillet gratteron ou de la Grande Bardane.




Les personnes présentes avaient beaucoup de connaissances et ce fut l’occasion d’échanger sur les différentes propriétés des plantes qui peuvent être consommées ou qui soignent.
Dominique qui travaille aux Jardins de Centaurée à Einvaux nous a donné beaucoup d’explications. Par exemple, le plantin calme les démangeaisons quand on frotte ses feuilles sur les piqûres d’insectes ou de plantes. Le latex de la chélidoine brule les verrues plantaires. L’ortie peut être utilisée dans des tisanes ou en salades. Elle contient de nombreuses vitamines et du fer. La tanaisie peut être utilisée pour repousser les attaques d’insectes dans le jardin.


Lors de cette sortie, nous avons utilisé le livre de Lionel Hignar et Alain Pontoppidan : "Les plantes qui puent, qui pètent, qui piquent" aux éditions Dame Nature.





mercredi 20 juin 2018

Dimanche 10 juin 2018 : balade en Alsace, de Sigolsheim à Kaysersberg

Nous sommes allés à Sigolsheim dans le Haut Rhin pour visiter les paysages de collines sous-vosgiennes.

Pour commencer, nous avons emprunté le chemin des vignes ponctué de panneaux signalétiques sur la viticulture. Puis nous avons monté une bonne grimpette jusqu'à la nécropole. Nous y avons fait une petite pause à l'ombre en mangeant des cerises.


Nous avons continué jusqu'au sommet où se trouve un site protégé. Cette colline sous-vosgienne présente de belles pelouses calcaires sèches. Nous y avons fait quelques observations intéressantes : lézards, papillons, orchidées et oiseaux (Bruant zizis, alouettes lulus, Huppe fasciée...).






L'après-midi, nous avons visité Kaysersberg : le château et la vieille ville avec ses maisons à colombage. 






samedi 16 juin 2018

Samedi 2 juin 2018 : découverte de la nature en vélo


Les P ‘tits Castors et le Cyclosport de Charmes organisaient une sortie publique dans la commune. Il s’agissait de parcourir la ville à vélo afin de découvrir les différentes oiseaux qui y nichent.

Nous avons commencé par faire un arrêt dans l’espace arboré de la Peupleraie. Nous y avons fait un peu d’écoute : nous avons entendu un Rougequeue à front blanc et un Pinson des arbres. Plusieurs espèces étaient en cours de reproduction et nourrissaient leur nichée : les Merles noirs, les Tourterelles turques et les Rougequeues noirs.



Ensuite nous avons pédalé jusqu’à la gare et nous avons compté les nids d’Hirondelles de fenêtre. Seulement quatre couples étaient afférés à en construire avec des boulettes de terre. Nous avons constaté que cette espèce est en nette régression depuis plusieurs années. D’autres oiseaux urbains se portent bien comme le Pigeon domestique et le Choucas des tours qui peuvent apporter quelques nuisances dans les habitations. Nous avons donné quelques pistes pour que ces animaux soient mieux tolérés par les citadins. Par exemple, les déjections des hirondelles qui nichent dans les garages peuvent être facilement contenues par un grand carton que l’on met sous le nid.



Pour finir la sortie, nous sommes allés aux remparts et nous avons admiré les nids de Cigognes blanches. Nous avons parlé de l’origine de deux des adultes qui ont été bagués à 5 jours d’intervalle en  2015, l’un en Suisse et l’autre en Allemagne. Puis ils se sont installés à Charmes cette année pour se reproduire dans deux nids différents distant de seulement deux mètres ! Les poussins étaient bien visibles et ils tendaient leur bec afin d’être nourris par leurs parents.


Cette sortie inter-associative a été très riche en observations. Les déplacements à vélo ont permis de traverser la ville rapidement afin de pouvoir profiter de plusieurs points d’observation intéressants.